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Aujourd’hui, cela fait 3 mois que j’ai quitté le réseau social à succès Facebook. J’ai désactivé mon compte personnel sur un coup de tête, après une soudaine prise de conscience. Mais qui sont tous ces gens dans mes amis? Qui sont ces gens qui interagissent sous mes statuts? Pourquoi ai-je plus souvent des nouvelles d’inconnus que de mes vrais amis? Pourquoi suis-je saoulée à ce point d’épier la vie (stupide, insipide ou ultra géniale) des gens? Réponse dans cet article.

Facebook, une drogue

Je ne me ferai certainement pas des amis avec cet article mais j’aimerais partager avec vous les bienfaits d’une déconnexion à Facebook. Je parlerai ici uniquement de mon compte personnel et non des pages de mes blogs. Ces 3 mois sans Facebook ont d’abord été très durs, étant donné que les réseaux sociaux font partie intégrante de ma vie depuis 5-6 ans. Ils ont toujours été pour moi un moyen de véhiculer mon travail (musique, art, blogs). Et par le force des choses, j’en suis devenue rapidement accro.

Tout est pensé dans Facebook pour nous donner l’envie d’y rester et l’envie de ne faire que ça de notre journée. De prime abord, c’est génial de lire la vie trépidante de nos voisins, de nos boss, de nos amis et puis surtout, d’inconnus qui sont arrivés dans notre compte (dans notre intimité) grâce à la magie d’internet. On peut y lire leurs statuts en temps réel, leurs coups de gueule « marre de ce temps pourri », « encore malade… », « il faut mettre tous les étrangers dehors! », leurs photos de vacances, leur nouvelle coupe de cheveux, leurs annonces ô combien positives mais souvent soulantes type « je me marie en juin », « je vais avoir un bébé », « il y a 1 an, c’était le plus beau jour de ma vie ». Ok, on est toujours contents d’apprendre de bonnes nouvelles, surtout venant d’amis proches… Mais en ce qui concerne les autres, au fond, est-ce que cela nous intéresse réellement?

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Facebook me prend par les sentiments et me dit que je vais manquer à mes amis… Il me montre même leurs photos au cas où je les aurais oubliés !

Facebook est devenu une nouvelle réalité où les gens y vivent, virtuellement. Ils y partagent tout, mais vraiment tout, sans finalement aucune pudeur. Pourquoi s’afficher à ce point? Pour exister et se valoriser. Oui, je suis bien consciente de critiquer un aspect de Facebook qui me plaisait jadis beaucoup. Comme tout le monde, j’avais besoin de reconnaissance, j’avais envie de montrer ma vie aux autres. Mais lorsque j’ai décidé de fermer mon compte, je me suis demandée si j’allais encore exister, sans faire partie de cette nouvelle réalité. Comment survivre dans un monde sans Facebook où tout se passe? Où tous les scoops s’y trouvent? Où l’on apprend les péripéties de nos amis, de nos ennemis et d’inconnus?

L’arrêt brutal 

C’est après m’être rendue compte que je me sentais épiée et tendue sur Facebook, à force de découvrir la vie de gens qui finalement de m’intéressaient pas, à force de lire des statuts plein de rages, de haine et de défaitisme, que j’ai enfin eu une prise de conscience. Et c’est surtout après m’être rendue compte que je ne pouvais pas supprimer certains amis, pour diverses raisons et pour éviter tout problème, que ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. « Que dire à la personne si elle se rend compte qu’elle n’a plus sa place au sein de mes « amis »? », « Puis-je la supprimer alors que c’est la meilleure amie de mon meilleur ami mais que je la trouve insupportable? », « Pfff, j’ai mon boss dans mes contacts, maintenant je ne peux plus poster certains statuts au risque de me faire mal voir! ». 

 Le constat est là : Facebook ne me rend pas heureuse. Je n’aime plus cette réalité virtuelle hypocrite où l’on doit tout dévoiler et où l’on doit accepter de tout regarder. Bien sûr, on peut supprimer des « amis », « désactiver les notifications » de personnes qui polluent notre fil d’actualité (et donc, notre bonne humeur). Mais malheureusement, c’est un cercle vicieux car le jour d’après, c’est une nouvelle personne qui nous ennuiera avec ses états d’âme.

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La libération !

Facebook est devenu un lieu où l’on se plaint, où l’on jette tantôt son bonheur, tantôt son malheur à la face des autres, un lieu où l’on perd des heures de notre vie à lire des futilités. Un lieu où les gens vicieux nous épient et font parfois des captures écrans de messages intimes que l’on écrit, qu’ils utilisent comme moyen de pression, pour briser notre couple ou pour nous faire virer de notre job. Ces deux exemples sont véridiques et je les ai vus à plusieurs reprises! Une triste réalité. L’humain deviendrait néfaste, mauvais, jaloux et envieux au contact de Facebook. 

Exister sans Facebook ? 

Après cette prise de conscience de cet état de tension permanent lié à Facebook, j’ai donc eu le besoin de me retrouver seule  avec moi-même, dans la vraie vie où l’on rencontre de vrais gens. Un monde où l’on prend des nouvelles des personnes qui nous sont chères par téléphone et où on les voit pour se raconter nos vies, rigoler, danser, aller au cinéma,…

Alors, oui, une fois que j’ai désactivé mon compte Facebook, je me suis demandée si j’allais encore exister, si on allait encore me proposer d’aller à des événements, si on allait tout simplement finir par m’oublier puisque ce réseau social est devenu un lieu où tout se passe.

(c) xioubin low
(c) xioubin low

Il aura fallu un certain moment pour que les personnes qui comptent réellement pour moi décident de prendre de mes nouvelles autrement. Et finalement, ça m’a beaucoup plu. Revenir à un monde sans Facebook, à envoyer des textos aux vrais amis, à garder dans sa vie uniquement les proches, les personnes les plus sincères et les plus vraies, c’est tout simplement salvateur.

Il est donc possible d’exister sans Facebook mais différemment. On sera d’office moins hyper-connecté, on loupera certaines informations et événements mais au fond, est-ce réellement important? Personnellement, ça n’a pas d’importance de savoir quel ami va à telle soirée ou à tel festival, je préfère les rencontrer au gré du hasard sur place, me laissant la surprise (bonne ou mauvaise) de les apercevoir dans la foule. De plus, on peut se tenir informé par d’autres biais (site web des salles de concerts, autres médias sociaux,…).

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A peine partie, Facebook veut déjà me revoir !

Dans cet article, j’ai surtout pointé du doigt Facebook, qui est très plébiscité en Belgique. Par contre, je suis complètement fan d’Instagram et Twitter. Je trouve que ces médias sociaux sont beaucoup plus fun et plus sains. On peut suivre la vie des gens, mais différemment. Ils peuvent rendre accro, mais aussi différemment. On sait moins s’y dévoiler car ils ne sont pas un journal intime comme Facebook peut l’être.

J’ai donc souhaité vous faire part de ma désintoxication à Facebook, pour peut-être vous faire prendre conscience de certaines choses. En tout cas, j’ai vécu 3 mois salvateurs où j’étais beaucoup plus calme, sereine, positive, détendue et où j’avais beaucoup plus confiance en moi. Et oui, Facebook nous pousse à se comparer sans cesse aux autres et à comparer notre vie à celle des autres. Cela peut avoir de réels effets destructeurs sur le long terme.

Malheureusement, aujourd’hui, je suis par la force des choses obligée de ré-activer mon compte. Malgré tous les effets négatifs cités dans cet article, Facebook offre une grande visibilité pour certaines demandes. Je dois trouver des modèles pour mes examens de fin d’année et Facebook est un moyen rapide de diffuser l’information et d’avoir un retour positif. Bref, me revoilà de retour dans la fosse aux lions…

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