Hello tout le monde! Je tenais absolument à vous raconter ma première expérience de participation à une course officielle. Dimanche 9 avril 2017, j’ai participé aux 10 km de Bruxelles pour y courir les 5 km. Une date qui restera gravée en moi à jamais… C’était presque comme dans un rêve! 

Après quelques jours, je me pose enfin pour vous partager mon vécu de cette course. Avec le recul, j’ai l’impression que c’est un doux songe qu’il me reste, presque comme ce n’était jamais arrivé. Curieuse impression. Il faut dire que jamais je n’aurais cru un jour participer à une course.

Etais-je vraiment là? Etait-ce vraiment moi? La fille qui a détesté courir et faire du sport pendant plus de 20 ans? La fille qui ne savait pas courir plus de 2 minutes non stop à cause de son asthme et de tous ces traitements qui font battre son coeur trop vite afin de mieux faire circuler l’oxygène dans ses poumons? Oui, c’était vraiment moi. Et oui, j’en suis tellement fière!

Ma médaille chérie : une médaille gagnée avec passion, travail et envie !

2017, c’est une nouvelle année pleine de nouvelles aventures complètement différentes et hyper excitantes! Mais revenons à nos moutons.

LE MATIN DE LA COURSE

Nous voici le matin du dimanche 9 avril. Je me lève à 8h pour manger mes pâtes blanches… Avec du sel et du poivre. Un petit déjeuner plutôt spécial histoire de faire le plein de glucides !
La dernière sortie running que j’avais faite, c’était vendredi avec une course en EF (Endurance Fondamentale = selon mon niveau actuel, courir moins vite qu’une mamy qui marche) histoire de m’économiser tout en restant en jambes.

La veille, j’avais tout préparé : mes vêtements, chaussures, mon sac, ma ceinture avec mes gourdes, quelques abricots secs au cas où, mes écouteurs, ma preuve d’inscription, mon abonnement STIB,…

Après un dernier bisou à Chéri qui faisait encore la grâce mat’, je prends ma voiture pour me rendre à la station de métro. Et là, je rate le métro à l’après de 30 secondes car je ne trouvais plus mon abonnement. Ca commence bien…

20 minutes plus tard, je monte dans le métro, il est déjà bondé.  Etonnant pour un dimanche! Je vois déjà des coureurs qui sont installés. Ca me fait bizarre. Je me sens un peu comme une aiguille dans une botte de foin. Avec mes vêtements tout flashy signés Kalenji.


Après 30 minutes et un changement de ligne, je me retrouve dehors de la station, au coin du Stade Roi Baudouin pour participer aux 5 KM des 10 KM de Bruxelles. La rue grouille de joggers. Ca fait bizarre mais curieusement, j’aime ça. Je ne connais personne et c’est tant mieux! Ca me permet de mieux vivre la chose…


Je pénètre dans la cour du stade pour aller chercher mon dossard. Il me reste 30 minutes tout pile avant le départ. Le temps presse!
Je fais la file, c’est hyper bien organisé. Il y a au moins 6 petits bureaux avec chaque fois 2 personnes pour nous donner notre dossard. Ca va plutôt vite même si je tombe forcément sur la file qui prend le plus de temps (ce ne serait pas drôle sinon!). Bref, je change de file et je récupère rapidement mon numéro.

Maintenant, place à la recherche des toilettes et des consignes pour déposer mon sac et mon gros pull. Aux toilettes, la file est super longue. Puis, direction les consignes qui se trouvent à l’extérieur. Hop, tout est donné!

Maintenant, direction la piste. Bon, ok, mais on y entre comment? Je pénètre par les gradins mais tout est cloturé. Pas moyen d’accéder à la piste. Je demande comment faire à une gentille fille de la team. Je dois faire le tour par l’extérieur.

Olalala, le temps presse, il reste 7 minutes avant le départ! Vite, vite, je fais le tour par l’extérieur et les gardes me laissent enfin accéder à la piste.

Le magnifique stade Roi Baudouin (je ne l’avais jamais vu! C’est impressionnant!)
Le sas du départ

La ligne de départ est à l’autre bout et j’entends une femme au micro qui nous demande de vite la rejoindre pour l’échauffement. Hop, j’y suis en 1 minute. On commence l’échauffement en néerlandais avec une musique qui résonne à fond dans le stade! Sympa comme tout ! C’est la bonne ambiance assurée!

LA COURSE

Il est maintenant l’heure de se mettre en position sur la ligne de départ. Il est 10h30, la course va commencer. Je me place tout derrière pour ne pas être démoralisée par les bons coureurs qui me dépasseraient par centaine. Je préfère y aller à mon rythme, respecter mon coeur et mes poumons et rattraper les gens petit à petit.

PAF, on tire un coup de feu et le départ est lancé. Et là, j’ai une petite pensée pour ma maman qui adore ce moment! Elle va me suivre et m’encourager grâce à Runtastic.

On démarre tous en groupe. On est environ 300. Difficile de courir vraiment bien tellement on est serrés. On trottine lentement pour sortir du stade. Et là, directement : une grosse montée. Les gens galèrent déjà. Moi, pas. J’y vais doucement mais je les dépasse (héhé). Ma montre a du mal à capter le signal GPS, difficile de savoir la vitesse à laquelle je cours.

Ensuite, s’en suit une grosse descente. Ma montre capte enfin ma vitesse. Je décide de me calquer sur ma vitesse d’entraînement. Je ralentis donc. Je vois tout le monde qui accélère et me dépasse. Mmmh… Je m’en fiche en fait, je suis tellement contente de courir avec des gens et de recevoir à la fin une médaille que j’en ai limite les larmes aux yeux!


A tous les coins de rue, on tombe sur des groupes de musiciens qui sont là pour nous motiver! C’est tellement chouette! En bas de la descente, je vois déjà les premiers coureurs qui craquent. Ils ont été trop vite. Moi, je continue sur la même cadence et je dépasse une vingtaine de personnes.

On court derrière l’Atomium et Océade. On descend le long d’une avenue pour arriver au Parc de Laeken. C’est tellement magnifique là-bas! Le soleil est au rendez-vous. Il fait chaud mais il y a tout de même une légère brise.

J’admire le paysage. Ca me change de mon quartier habituel. J’adore! Le temps passe plus vite! Le parc est sublime! On me dépasse, je re-dépasse, et ainsi de suite durant les 3 premiers km.

Puis, voilà le temps des montées qui s’enchaîne arrivé. Je diminue légèrement le rythme, raccourcis ma foulée. D’autres personnes se mettent également à marcher. Moi, je continue toujours de courir !

Vers le 4ème KM, enfin le ravito ! Je prends un verre d’eau, j’essaye de le boire tant bien que mal en courant. Je m’arrête 2 secondes pour le finir et je repars. Au total, je pense avoir bien dépassé 80 personnes durant la course. Ca fait plaisir !

Grosse montée vers la fin, juste avant d’arriver au Stade, on tient bon! Je suis super excitée et tellement motivée! Ensuite, une dernière grosse descente pour arriver à l’entrée de la piste et là, je commence un petit sprint final vers la ligne d’arrivée pour semer encore quelques personnes.

Je passe la ligne d’arrivée et je suis tellement heureuse. Heureuse de l’avoir finie. Heureuse d’être restée à l’écoute de mon corps durant toute la course histoire de m’économiser et de ne pas me bruler. Heureuse qu’une charmante jeune fille me passe autour du cou la médaille tant attendue! On reçoit également une boisson post-workout et une tranche de pain d’épice.


LA LIGNE D’ARRIVÉE : UNE ÉNORME VICTOIRE

Je n’en reviens pas. Les endorphines sont là. J’y suis arrivée, c’est incroyable! Et tout ça sans asthme ! Il faut dire que le temps était propice à ça !

J’envoie des photos de ma médaille à ma maman, je suis tellement fière de moi. Elle est toute contente! En plus de ça, je ne suis même pas fatiguée car je suis habituée à courir des distances beaucoup plus longues.


Vous me direz peut-être, « mais ce n’est que 5km! ». Je vous répondrai alors que oui, c’est juste « 5km » et que oui, je n’ai pas terminé dans les premières. Mais j’ai battu mon record de temps, que c’est enfin l’aboutissement de 5 mois de travail : 3x/semaine dans le froid, le gel, la neige… alors que je travaillais! Car oui, j’ai débuté la course à pied dans des moments les plus pénibles. Il en faut du courage pour sortir de chez soi alors qu’il fait -3°C. Mais je l’ai fait! Et ça a payé!

Pendant ces 5 mois, j’ai progressé de 2km/h. Au début, je ne savais pas courir 3 minutes sans être au bout de ma vie. J’ai mis 2 mois à savoir courir 30 minutes en continu, sans marcher. J’ai été malade avec une bronchite asthmatiforme pendant 1 mois et demi où je ne savais quasi plus courir tellement j’étouffais.  Il y a des jours où j’allais courir et où tout se passait bien. Et deux jours après, trop d’humidité dans l’air : c’était fini. Je n’avançais plus. Mon coeur faisait n’importe quoi! Mais je n’ai jamais  abandonné!

J’ai bataillé pendant 3 mois pour savoir courir 5 km sans m’arrêter. Maintenant, je les cours EASY ! Je suis même passée à 10 km occasionnels (pas trop souvent car comme je n’ai pas encore mes semelles, j’ai souvent mal aux genoux et je préfère ne pas les solliciter trop longtemps ). Et en 5 mois d’entrainement, de 30 minutes, je suis passée à 1h15 de course sans m’arrêter. Non sans souffrance, mais je sais le faire!

Après la course, des massages gratuits étaient organisés pour les coureurs!

Bref, cette course est un concentré de plusieurs victoires! J’ai enfin appris à aimer le sport, à progresser pour avoir une meilleure santé! Peut-être que vous ne le savez pas, mais ça faisait 11 ans que je n’avais plus réellement fait de cardio à cause de mon asthme. Mais j’ai su puiser de la motivation auprès de certains modèles fitness (Marine Leleu pour ne citer qu’elle, qui m’a donné envie de m’y mettre, mais aussi de Caroline & Safia avec leur motivation pour le sport et le programme Déesse de Body Time).

Maintenant, je n’ai qu’une hâte, m’inscrire à une prochaine course et continuer à m’entraîner pour m’améliorer. Il y a encore beaucoup de boulot mais j’ai le temps. Je veux respecter mon corps et avancer à mon rythme.

Et petit conseil : rien ne sert de se comparer aux autres. Car c’est le meilleur moyen de se démotiver!

Quel souvenir gardez-vous de votre première course?